rvp

Revue de presse generale

À quelle source le chef d’orchestre Christophe Mangou puise-t-il son énergie ? Très  probablement celle de son amour insatiable de la musique et son désir de transmettre. À peine terminée la représentation de l’hommage à Frank Zappa à l’espace Mitterrand, Christophe Mangou enchaînait à l’école de musique, en compagnie de Fred Maurin, guitariste soliste. Une quarantaine de musiciens, amateurs pour la plupart, les y attendaient pour une séance d’initiation au soundpainting. Les élèves de tous âges ont découvert cette étonnante technique d’improvisation, fondée sur l’apprentissage d’un ensemble de codes gestuels. Le soundpainting offre une nouvelle manière de jouer et d’improviser collectivement. Christophe Mangou est un
chef qui n’hésite pas à descendre de son pupitre pour côtoyer des musiciens amateurs et  attiser la curiosité du public : «Pour moi, la pédagogie est un élément extrêmement important de mon métier, confirme le maestro. Comment veut-on continuer d’attirer le public vers la musique classique si on ne lui donne pas des clés, si on ne va pas vers lui ?» Les musiciens présents ont savouré cette séance d’initiation autant que cet échange privilégié.

La Dépêche du Midi, Janvier 2016


Dimanche, plus de 700 personnes ont assisté à l’hommage rendu à Frank Zappa par l’Orchestre national du Capitole, dirigé par Christophe Mangou.
« Devant l’affluence des demandes, nous avons ajouté des chaises en plus des gradins, qui ont eux-mêmes été complétés dans les dernières heures précédant la représentation à l’espace Mitterrand », indiquent Marie-Jo Menu et Éric Thimjo des services culturels du Grand Figeac.
Une affluence d’exception. pour un concert d’exception. Plus d’une heure de musique rock et contemporaine interprétée par une trentaine de musiciens de haut vol. Des partitions  éclectiques donnant l’ampleur de l’œuvre et des influences « zappaïennes », du flamboyant
« Peaches in Regalia » au mystérieux et aérien « Bosphore » d’Alexandre Ouzounov. Invité par l’Orchestre du Capitole à l’occasion de ces concerts hommages, le chef Christophe Mangou a pris le temps de présenter chaque morceau au public, rappelant le contexte de sa création, piquetant le récit d’anecdotes mémorables, bref, rendant accessible et appréciable une musique parfois totalement à l’écart des sentiers battus ! Christophe Mangou a encore
accentué l’hommage en insérant une vingtaine de minutes d’improvisation dirigée par la technique du soundpainting, une série de codes gestuels immédiatement interprétés par les musiciens comme autant d’indications précises. Au final, un public enthousiasmé par cet
hommage et par la performance des musiciens.

Sophie Mitrani / La dépêche du Midi, janvier 2016


On a chaud, on a froid, et on a surtout une envie irrévérencieuse de taper des mains dès la première partie du concert, et cette interprétation magistrale du « Chairman Dances » de John Adams. Les applaudissements sont ceux d’une fin de concert, comme pour signifier que l’alchimie opère déjà.

Pas moins de quatre ovations scelleront le voyage d’un soir. Moment poignant qu’est la dernière, dirigée vers Christophe Mangou, Sylvain Griotto et Jeff Mills.

On louera l’aptitude de Jeff Mills à s’effacer et n’être qu’accompagnateur, la capacité de cross-over de Christophe Mangou, qui nous prouve une nouvelle fois qu’il est un pont entre les genres, scientifique musical et frénétique innovateur tous styles confondus.

Lavagueparallele.com, décembre 2015


À l’origine, Les Planètes Op.32 est une suite pour orchestre symphonique, écrite en 1915 par le compositeur Gustav Holst, qui traduit, en sept mouvements musicaux, les connaissances de l’époque sur notre système solaire. Cent ans plus tard, Jeff Mills a souhaité réactualiser ce morceau de science-fiction mélodique. Le pape des platines a donc créé sa propre vision des planètes, à travers des compositions électro, qu’il a transmises à l’arrangeur Sylvain Griotto, afin que celui-ci les repense pour un orchestre symphonique. Sur scène, les instrumentistes jouent leurs partitions, sous la direction de Christophe Mangou, tandis que Mills improvise une techno subtile et retenue. Les deux genres se mêlent et s’accompagnent parfaitement: Jeff Mills et ses machines deviennent une nouvelle famille d’instruments, partie intégrante de l’orchestre, au même titre que les cordes, cuivres, bois et percussions.

Confortablement installés dans la salle du Nouveau Siècle, nous pouvons embarquer pour notre voyage spatial. Les planètes défilent et interpellent notre imaginaire. Vénus est calme, chaleureuse et brillante. La Terre joyeuse et pleine de vie. Plus discrète durant l’exploration des planètes, la musique de Jeff Mills prend le dessus au cours des trajets qui nous emmènent d’un astre à l’autre. Arrivés sur Saturne, des musiciens se déplacent dans la salle et mettent leur musique en orbite autour des spectateurs. À mesure qu’on s’enfonce dans le cosmos, les mélodies deviennent de plus en plus mystérieuses… Après un atterrissage magistral, on quitte le vaisseau, la tête pleine de nouveaux horizons.

bondyblog, décembre 2015


L’écriture cinématographique de Graciane Finzi, magistralement interprétée par les musiciens de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, construit des images successivement tendres, violentes, angoissantes. Marc Scoffoni (baryton et récitant) et les deux jeunes solistes – qui ne sont déjà plus des enfants – offrent des intertitres remarquables dans la diction et les motions. Christophe Mangou peint les sons des jeunes choristes – parfaitement préparés – dans une gestuelle précise, spectaculaire, magnifique. « Quel maître de solfège, et quelle habileté il mettait à nous faire vocaliser ! »

Catherine Tessier / Culture 31, juin 2012


« L’accompagnement symphonique est là pour annoncer, souligner, par moments dialoguer avec le spectacle équestre. À la tête de l’Orchestre du Capitole pour cet exercice délicat, Christophe Mangou, 34 ans (habitué au mariage des genres dans l’ensemble « Amalgammes » qu’il a créé à Paris), a proposé le répertoire de Bizet pour la soirée. « Carmen » est une des œuvres qu’affectionne particulièrement le Capitole, mais les contraintes du spectacle (un galop de 3’ 27” par exemple, ou un trot de 2’ 48”) ont permis d’aller chercher des extraits moins connus, légers et brillants, « La jolie fille de Perth » ou « Djamileh ». »

La dépêche du midi, 22 juin 2010


D’un pas vif, Christophe Mangou gagne son pupitre, se recueille un instant… Sans baguette, avec des gestes de prélat enjoué, il embarque le public du théâtre Croisette, comble, sur une « mer calme » pour un « heureux voyage » romantique composé par un Mendelssohn de 19 ans.

Un autre paysage ensuite, celui du Concerto N° 21 de Mozart. Mangou y allégera le tissu symphonique pour accompagner un grand concertiste… : Frank Braley. Un triomphe.

En finale… Christophe Mangou donne toute la mesure de son talent de chef dans la symphonie « La poule » de Haydn. C’est clair, net, précis, d’une souple énergie qui donne tout son relief à cette 83e Symphonie du prolifique Franzs-Joseph. Une réussite qui réunit le chef invité et l’Orchestre régional de Cannes Paca sous les ovations.

Nice matin, 25 février 2009


Pour nous rassurer de nos angoisses existentielles, la rumba et la salsa ne sont jamais loin et l’orchestre classique, en osmose totale avec les jazzmen, sait, sous la baguette de Christophe Mangou, récupérer ces rythmes.

Le progrès, Juillet 2008


C’est à l’Orchestre national d’Île-de-France (ONDIF), placé sous la direction de Christophe Mangou, que revient l’honneur et la responsabilité d’offrir, aux titres de Nascimento, ses cordes et ses vents (une soixantaine de musiciens). Nous nous en réjouissons, car il s’en est sorti magnifiquement, le 4 septembre dernier, pour la création avec le saxophoniste et compositeur afro-américain Wayne Shorter, également dans le cadre de Jazz à la Villette. Le nombreux public de la Cité de la Musique a réservé à l’ONDIF et au Wayne Shorter Quartet une ovation méritée. On était déjà impressionné, visuellement, par la kyrielle d’instrumentistes occupant la scène – violons, contrebasses, hautbois, clarinettes, bassons… Mais le vrai plaisir est venu, bien sûr, de l’osmose que l’Orchestre national d’Île-de-France a su opérer avec l’œuvre de Shorter revisitée. Au contraire de nombre de formations classiques qui ne parviennent pas à abandonner une sorte de raideur dans leur approche de morceaux de jazz, l’ONDIF a réagi avec une souplesse heureuse, un sens de la dynamique et, c’est essentiel, avec un enthousiasme communicatif, qu’a instillé notamment Christophe Mangou dans sa façon de diriger.

Fara C. / Grioo.com, Septembre 2007


Christophe Mangou n ‘a rien du musicien introverti et austère. Le jeune homme de 27 ans renvoie, au contraire, l’image d’un artiste bien dans son temps, ouvert aux diverses formes de création que lui offre son époque.

Le télégramme, 27 mai 2003


« Christophe Mangou […] est un chef d’orchestre chorégraphique, de ceux qui d’un simple mouvement des bras  signifie véritablement quelque chose; s’il veut un pianissimo il fera une inclinaison de genoux. Flamboyant, il peut l’être mais sa technique de baguette est toujours claire et il exécute des  attaques rythmiques avec pugnacité. »

Colin Anderson, www.classicalsource.com, 1er Octobre 2002


Christophe Mangou, avant les premières notes soyeuses et mystérieuses, de l’adagio de Lekeu fit écouter le silence. C’est rare !

Vite, on se rendit compte des dons de ce jeune homme… il sait polir les sonorités, les affiner, les rendre expressives, capables de traduire des sentiments ; cela parut indéniable dans la 5ème symphonie de Schubert, qu’il dirige de mémoire, en donnant l’exemple d’un travail consciencieux, soigné… A la tête de notre orchestre, c’est un bien joli résultat qu’il vient d’obtenir.

Pau, Février 1999